Le monde des cités grecques

Le monde des cités grecques

Introduction

Frise chronologie des origines du monde grec

La [glossary]civilisation[/glossary] grecque s’est développée après celles de l’[glossary]Orient ancien[/glossary]. Les Grecs ont pris leur essor à partir de 800 AEC et ont connu leur [glossary]apogée[/glossary] (= maximum de puissance) au Ve siècle AEC.

Civilisation : vaste groupe d’Hommes qui ont en commun une façon de vivre, des croyances, des créations artistiques et techniques.

Carte du monde grec
-Le monde grec forme-t-il un territoire continu ?

– Autour de quelle mer se trouve-t-il ?
Problématique : Quelles sont les bases de l’unité du monde grec et son influence ?

I) Un monde de cités

Les grecs habitent des [glossary]cités-Etats[/glossary] indépendantes les unes des autres. Elles font des échanges commerciaux et culturels entre elles et parfois la guerre.

Cité-Etat : Groupe humain dans une cité (rappel de la définition) sous une même autorité.

A) Un exemple de cité : Athènes

L’Attique, la région d’Athènes
La région d’Athènes se nomme l’Attique. Elle est composée de nombreuses petites cités ou villages sous le contrôle des Athéniens. Exemple : Le Pirée est une petite cité.

Carte de la cité d’Athènes

La cité d’Athènes et son port, le Pirée au IV ème siècle AEC.

Le Pirée est le port d’Athènes. Il est relié à la cité d’Athènes par une voie entourée de deux longs murs.

L’[glossary]agora[/glossary] est la place centrale de la ville où siègent les magistrats et les tribunaux.

La [glossary]démocratie[/glossary] se déroule sur la colline de la Pnyx.

La colline de l’[glossary]acropole[/glossary] d’Athènes accueille les temples des dieux, dont le plus important, le [glossary]Parthénon[/glossary], est dédié à Athéna, protectrice de la cité.

Agora : place publique dans une ville grecque.

Démocratie : (mot qui vient du terme dêmos = peuple et kratos = pouvoir) c’est un régime politique où c’est le peuple qui élit ses dirigeants.

Acropole : colline sacrée accueillant les temples des dieux de la cité.

Athènes est peuplée au Ve siècle AEC de 150 000 Athéniens dont 40 000 citoyens hommes. Il y a également 110 000 esclaves et 40 000 métèques surtout des artisans et commerçants.

Métèque : étranger. C’est-à-dire un homme libre qui habite dans une autre cité que la sienne.

B) La colonisation, l’exemple de Phocée et de Massalia

A partir du VIe siècle AEC, des Grecs quittent Phocée et les côtes de l’Asie mineure pour aller fonder une nouvelle cité, Massalia. D’autres cités font de même, c’est la [glossary]colonisation[/glossary].

Où qu’ils soient, les Grecs ont le même mode de vie. Les paysans cultivent le blé, la vigne et l’olivier. Ils élèvent des moutons et des chèvres. En ville, ils sont artisans, commerçants ou pêcheurs. Ils parlent la même langue, pratiquent le même alphabet et la même religion.

Colonisation : fondation de cités par les Grecs en dehors de la Grèce elle-même.

II) Une culture commune : La philosophie, la religion et les mythes

A) La transmission de la culture

La Grèce nous a donné beaucoup d’écrit de philosophie (Socrate, Platon, Aristote), de mathématiques (Thalès, Pythagore) et bien d’autres trésor. La civilisation grecque fait partie de nos racines européennes et de notre héritage culturel.

B) Une même religion pour tous les Grecs

Les Grecs sont polythéistes. Ils croient en plusieurs dieux. Les dieux seraient immortels. Ils sont représentés comme des hommes (anthropomorphe).

Ils vivraient en famille sur le mont Olympe.

Pour les Grecs, les légendes sont peuplées de héros. Les mythes racontent les aventures fabuleuses des dieux et des héros.

La ville protégée par Zeus est Olympie. Tous les quatre ans, les Grècs arrêtent les guerres pendant quelques semaines. Et toutes les cités grecques participent aux jeux olympiques en l’honneur de Zeus.

Pour obtenir les faveurs et la protection des dieux, les Grecs leur rendent un culte dans le cadre de la famille, dans les temples de la cité et lors des grandes cérémonies panhelleniques (tous les Grecs). Ce sont des grandes fêtes à la fois religieuses, culturelles et sportives.

III) Les Grecs, la guerre et leur influence

A) Les guerres

« Les Athéniens étaient rangés en ordre de bataille malgré des sacrifices qui n’annonçaient rien de favorable. Un intervalle de huit stades (mesure grecque = 178 mètres) séparait les deux armées. Au premier signal, les Athéniens s’avancèrent à distance des Perses puis les chargèrent en courant. Les Perses, les voyant accourir, se disposèrent à les recevoir ; mais remarquant que, malgré leur petit nombre, ils se pressaient dans leur marche, ils les prirent pour des fous qui couraient à une mort certaine. Les barbares (pour les grecs : ceux qui ne parlent pas grec) s’en faisaient cette idée. Après un long combat, les Athéniens encerclèrent les Perses sur leurs ailes, ils poursuivirent les vaincus jusqu’au rivage, tuant et taillant en pièces tous ceux qu’ils rencontrèrent. »

Source : D’après Hérodote. Histoires. Ve s. AEC Livre VI, 112-113. Trad. P.-H. Larcher, 1850.

– De quelle bataille parle Hérodote ?

– Qu’est-ce qu’un barbare pour les Grecs ? Qui sont ces barbares dans le texte ?

Les citoyens participent à la défense de la cité. S’ils sont aisés, ils combattent comme hoplites. S’ils sont moins riches, ils sont engagés comme rameurs sur les trières (navires de guerres).

Deux grandes batailles sont remportées par Athènes durant les guerres Médiques contre les Perses : Marathon et Salamine.

Les hoplites sont des citoyens aisés car ils payent eux-mêmes leur équipement. Les hoplites forment des phalanges au combat. Ils se défendent mutuellement et attaquent ensemble.

Les citoyens ne pouvant s’offrir d’armures et d’armes combattent sur les trièresL’objectif est de ramer le plus vite possible pour rentrer dans la trière adverse et la couler ou permettre aux hoplites de la prendre d’assaut.

Un hoplite : soldat combattant à pied et lourdement armé.
Une trière : navire de guerre avec trois rangées de rameurs.

B) L’influence à travers les âges : la démocratie

Athènes a une autre particularité par rapport aux autres cités grecques. Les citoyens se regroupent non pas dans l’agora mais à la colline de la Pnyx. Etre citoyen à Athènes c’est participer à la vie politique, c’est-à-dire voter.

Démocratie : (mot qui vient du terme dêmos = peuple et kratos = pouvoir) c’est un régime politique où c’est le peuple qui élit ses dirigeants.

Mise en situation

Mais tout le monde n’est pas citoyen.

  • Quelles seraient les conditions pour être citoyen athénien ?
  • Est-ce une démocratie laïque ?

Pour que les débats sur la Pnyx soient égaux, ils sont minutés par une clepsydre et surveillés par un gardien du débat : l’archer scythe.

L’Ecclesia (l’assemblée du peuple) se réunit sur la colline de la Pnyx pour prendre les décisions importantes et élire les stratèges qui dirigent la cité ainsi que les magistrats.

Ecclesia : assemblée des citoyens

Les décisions sont prises par vote à la majorité après un débat entre orateurs.

Tous les citoyens votent. C’est la démocratie

Le citoyen a certes des droits mais aussi des devoirs.

 

Conclusion

Une même culture et une même organisation sur tout le bassin méditerranéen. Les Grecs partagent une même religion polythéiste, les mêmes légendes et les mêmes récits. Les Grecs habitent des cités-Etats. Elles sont toutes sur le même modèle. Une d’elles dominera la civilisation grecque : Athènes.

Monsieur Mondon

Émulateur de curiosité

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