Habiter des espaces ruraux

Introduction

La campagne (c’est-à-dire le monde [glossary]rural[/glossary]) est souvent opposée à la ville (le monde urbain).

Rural : paysage relatif à la campagne

Urbain : paysage relatif à la ville.

L’espace indéterminé entre la campagne et la ville se nomme l’espace périurbain.

 

 

Bocage vendéen

(France)

La Beauce

(France)

La pampa

(Argentine)

Les rizières de Bali

(Indonésie)

Il n’y a pas un monde rural mais des mondes ruraux avec des pratiques différentes, des paysages différents et une organisation de la société différente.

La problématique : Comment les hommes habitent-ils et occupent-ils l’espace rural ?

 

I) Habiter un espace rural dans un pays en développement : l’exemple du Vietnam

Le Vietnam est un pays en développement que l’on appelle les pays du sud. Ce sont des pays de l’hémisphère sud dont le niveau de développement est faible ainsi que le niveau de richesse.

Planisphère des pays dits du Nord et du Sud.

A) Le monde rural du Vietnam

L’habitat dans les campagnes v-ietnamiennes est constitué de maison sans électricité et eau courante.

C’est une plante à multiples usages au Viêt-Nam. Grâce à cette plante, tout est possible dans ce pays où rien n’est facile et où on ne se laisse pas rebuter ou arrêter par des obstacles.

C’est la plante qui berce la vie des Vietnamiens du berceau à la tombe. Une fois décédé, le corps du défunt repose sur une claie faite avec ce bambou.

Dans le village, ce bambou suffit à tout. Il fournit la maison tout entière, le bois de charpente comme les murailles, les cloisons et les planchers sont en lattes de bambou nattés. Dans la maison, tout est fait avec ce bois creux (meubles, lits, tables, accessoires divers etc …) même un verre pour boire.

Déchiré en lanières, il sert de cordages et de ficelles. On se sert des filaments de bambou pour faire des paniers de tout genre pour les transports. On en fait aussi des chapeaux coniques pour s’abriter de la pluie et de soleil.

Grâce à ce bois, on sait créer des outillages usuels (le seau pour aller puiser de l’eau, la pipe pour les fumeurs etc…).

Il sert aussi à la nourriture des animaux et même à celle des villageois, qui en mangent, en guise d’asperges, les pousses les plus tendres. Même les racines de ce bois creux, on les déterre et on les assèche par le soleil durant des semaines entières. A l’approche du Têt, on s’en sert comme bois de chauffage pour cuire les gâteaux de riz gluant ou pour se protéger contre le froid surtout en hiver dans le Nord et le Centre du Viêt-Nam.

Texte : Les usages du bambou au Vietnam, auteur Cây Tre, source

– Quelles sont les différentes utilisations du bambou ?

 

Un croquis

Photographie d’un village Vietnamien

croquis d’un village Vietnamien

Placer sur le croquis en faisant un code couleur :
Le village : Lieu d’habitat
La rizière : lieu de production agricole. Elle sert à alimenter les habitants.L’eau est retenue par des diguettes qui permettent de mettre en eau les casiers.
La route principale : permet d’exporter la production en trop.

 

La vie quotidienne dans le village se fait autour du marché. On y achète les productions locales non consommées par les exploitants. L’école n’est que peu présente. Le temps scolaire dépend des activités agricoles et de la mousson.

Mousson : en Asie, vent venant de la mer apportant de très fortes pluies.

B) L’agriculture autour du village

L’agriculture du monde pauvre est avant tout une agriculture vivrière. La production est principalement composée de céréale (blé, riz …) ainsi que des légumes. Les travaux agricoles sont pour l’essentiel réalisés à la main donc il y a peu de production.

Les agricultures des pays pauvres évoluent. Au Vietnam, on utilise de plus en plus d’engrais et des espèces de riz (OGM) qui améliorent le rendement. Une fois qu’un paysan produit plus, il peut manger et vendre.

Partout les cultures commerciales (destinée à la vente) concurrencent les cultures vivrières.

Agriculture vivrière : sa production est destinée à la consommation dans le pays même.

Rendement : production obtenue pour une surface donnée.

 

II) Habiter un espace rural dans un pays riche : Saint-Benoit (France)

A) Etude de paysage de Saint-Benoît

Faire un croquis d’une partie de Saint-Benoit

Fiche méthode – Etudier une photographie

 

Utiliser la photographie aérienne oblique

Décrire les zones étudiées.

 

B) L’occupation de l’espace rural dans un pays « riche »

– Comment se passe la production agricole aux alentours de Saint-Benoît? Est-ce de la même façon qu’au Vietnam ?

– Quelles sont les autres activités qui cohabitent avec l’agriculture dans les paysages ruraux ?

 

 

 

III) Les points communs et les différences des espaces ruraux

A) Les points communs des espaces ruraux

Les espaces ruraux sont surtout des territoires de production de nourriture. Cette production dépend du rendement. Le milieu de vie principale de la campagne est le village. Il entretient en particulier des relations avec la ville la plus proche.

 

B) Les différences entre espaces ruraux

Dans les pays pauvres :

– Les terres agricoles peinent à nourrir la population

– ils partent à la conquête de nouvelles terres

– ils quittent leur village pour la ville la plus proche

Dans les pays riches :

– Le monde rural attire des populations qui cherchent à fuir la vie trépidante des villes

– L’agriculture est mécanisée

– Peu de populations travaillent dans l’agriculture, beaucoup dans les services (tourisme)

– Les industries s’installent pour trouver de la place.

 

Conclusion

La moitié de la population mondiale vit encore dans les campagnes. Les campagnes pauvres essayent d’améliorer les rendements pour nourrir une population nombreuse qui habite dans des habitats vétustes.

Les campagnes des pays riches sont peu peuplées. De grands champs et une mécanisation importante permettent de grands rendements. Les habitats possèdent le confort moderne.

Monsieur Mondon

Émulateur de curiosité

Vous aimerez aussi...